LE VAISSEAU / Mathieu Briand
Une œuvre-environnement pour accompagner les tout-petits dans leur découverte du monde. Crèche de la Friche Belle de Mai, 13003 Marseille.
LE CHEMIN DES FEES / Lucy+Jorge Orta
Un parcours de sculptures pour réenchanter l'Huveaune. Cinq sites le long de l'Huveaune - Saint-Zacharie, Auriol, Aubagne et Marseille.
HORIZONS - LES SENTIERS DE L'EAU / Tadashi Kawamata
Une œuvre sur le territoire de la Camargue pour révéler la diversité des paysages du delta du Rhône. Musée de la Camargue, Mas du Pont de Rousty, 13200 Arles.
LIMITES FLOUES / Le Cabanon Vertical
Imaginer autrement les espaces extérieurs d'un équipement urbain pour décloisonner et démultiplier les usages. Centre social des Canourgues, 13300 Salon-de-Provence.
TO MAKE A PLACE / Krijn de Koning
Création d'un lieu de vie et de partage dans un collège dépourvu de cour de récréation. Collège Notre-Dame de la Major, 13002 Marseille.
BANC DE SABLE / Olivier Bedu
Transformation d'une place en point de repère urbain, lieu de vie convivial et multiple. Place François Moisson, 13002 Marseille.

Les Nouveaux commanditaires 2013

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 PROJETS EN COURS

Le Vaisseau
Mathieu Briand

L'Opéra noir
Berdaguer&Péjus

L'Ecume des jours
Didier Fiuza Faustino

Les Sentiers de l'eau
Tadashi Kawamata

Limites Floues

Le Cabanon Vertical


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Richert Alain


Artiste I Richert Alain


Catherine Willis Alain Richert ont conçu pour l'IRSAM un jardin des cinq sens, réalisé avec le concours des résidents. Il comprend tout d’abord un parcours pour la paume des mains, qui consiste en un canal d'eau dans lequel sont ménagés des chambres d'écho et deux bassins bouillonnants et où sont disposés différents objets (billes de verre, galets, coquillages).

Le deuxième parcours, pour la plante des pieds, comprend une rampe composée d'empreintes des pieds des résidents et bordée de repères sonores et un patio avec des jets d'eau, des arbres, des jasmins...
De nombreuses espèces odorantes ont été plantées avec l’aide des résidents, ainsi qu’un verger et un potager.

« LE PARADIS EST ICI »

Comment en es-tu arrivé à travailler sur le projet de jardin pour l’Institut des jeunes sourds et aveugles de Marseille ? Alain Richert : Le Bureau des compétences et désirs a fait appel à moi à cause du Jardin des cinq sens que j’ai fait il y a vingt ans avec Catherine Willis, à Yvoire (sur la rive française du Lac Léman, pas loin de Genève). On a appelé ça un labyrinthe, mais c’est plutôt un dédale. Il n’y a pas un chemin à trouver, mais mille façons de se perdre. Sur ce projet de l’IRSAM, j’ai dit oui tout de suite.

J’ai toujours eu une attitude particulière par rapport à la vision. Voilà trente ans que je fais des jardins, et je n’ai jamais dessiné une perspective. La perspective nous a bien servis pendant six cents ans, mais maintenant je pense qu’il est temps de passer à autre chose. Quand on se retrouve dans un environnement culturel qui n’est pas régi par la perspective, comme par exemple au Yémen, on redécouvre une perception de l’espace qui est radicalement différente. Physiologiquement, ça appelle autre chose. Au Yémen, on traite de la même façon une façade et un tapis – ils font des franges sur les façades. J’aime bien “travailler en aveugle“. Dans une civilisation où l’information est à 95% visuelle, un des rôles fondamentaux du jardin est de nous faire rebasculer sur le reste.

...(extrait)
Entretien avec Alain Richert

 

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