LE VAISSEAU / Mathieu Briand
Une œuvre-environnement pour accompagner les tout-petits dans leur découverte du monde. Crèche de la Friche Belle de Mai, 13003 Marseille.
LE CHEMIN DES FEES / Lucy+Jorge Orta
Un parcours de sculptures pour réenchanter l'Huveaune. Cinq sites le long de l'Huveaune - Saint-Zacharie, Auriol, Aubagne et Marseille.
HORIZONS - LES SENTIERS DE L'EAU / Tadashi Kawamata
Une œuvre sur le territoire de la Camargue pour révéler la diversité des paysages du delta du Rhône. Musée de la Camargue, Mas du Pont de Rousty, 13200 Arles.
LIMITES FLOUES / Le Cabanon Vertical
Imaginer autrement les espaces extérieurs d'un équipement urbain pour décloisonner et démultiplier les usages. Centre social des Canourgues, 13300 Salon-de-Provence.
TO MAKE A PLACE / Krijn de Koning
Création d'un lieu de vie et de partage dans un collège dépourvu de cour de récréation. Collège Notre-Dame de la Major, 13002 Marseille.
BANC DE SABLE / Olivier Bedu
Transformation d'une place en point de repère urbain, lieu de vie convivial et multiple. Place François Moisson, 13002 Marseille.

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 PROJETS EN COURS

Le Vaisseau
Mathieu Briand

L'Opéra noir
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L'Ecume des jours
Didier Fiuza Faustino

Les Sentiers de l'eau
Tadashi Kawamata

Limites Floues

Le Cabanon Vertical


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Lombardi Dominique


Artiste I Lombardi Dominique

UN ACTE BANAL

Quel sens donner à des pratiques ou à des coutumes qui touchent au quotidien, et qui semblent reproduire des habitudes anciennes par-delà les générations et souvent par-delà l’exil ?

Expression spontanée d’une culture transmise dans le cadre familial ? Retour aux sources, qui fait irrésistiblement penser à ce regard nostalgique que le vieillard porte sur son passé à travers une image et un objet dont la signification s’est inévitablement modifiée avec l’éloignement dans le temps et dans l’espace ? Volonté de maintenir ou de faire revivre sous une forme concrète, visible, une identité menacée ?
Il y a sans doute un peu de tout cela dans l’accomplissement de cet acte banal (la confection d’un plat), mais qui relie par le cérémonial dont on l’entoure et par la valeur symbolique qui lui est donnée à un monde perdu et presque toujours idéalisé.

Ce qui est sûr, c’est que ces pratiques culinaires ou autres n’ont pas le même sens pour l’immigré “des premiers temps“ que pour ses descendants durablement installés. L’immigré “classique“, le travailleur immigré, isolé dans un monde qui lui est, de toute évidence étranger, obéit à des nécessités immédiates qui dictent son comportement. Il est, par définition, un voyageur. Il est là “de passage“. Il appartient encore à un autre monde, à celui qu’il a quitté momentanément, où il revient (où il doit revenir en tous cas) naturellement, comme on rentre chez soi, où il retrouvera des habitudes qu’il n’a pas eu le temps d’oublier.
L’immigration, à ses débuts, se vit entre parenthèses. Face à un monde différent, hostile (ou, du moins, ressenti comme tel), cet individu a d’abord le réflexe de se fondre dans la société qui l’entoure, de s’effacer ou d’effacer les signes distinctifs qui le désignent comme étranger.

...(extrait)

Émile Témime,
préface de Cuisines sur rue, Récits et recettes des jours de fête,
Dominique Lombardi, Marseille, éd. BCD/Fordacity, 1997

 

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Cuisine sur rue, Dominique Lombardi



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