LE VAISSEAU / Mathieu Briand
Une œuvre-environnement pour accompagner les tout-petits dans leur découverte du monde. Crèche de la Friche Belle de Mai, 13003 Marseille.
LE CHEMIN DES FEES / Lucy+Jorge Orta
Un parcours de sculptures pour réenchanter l'Huveaune. Cinq sites le long de l'Huveaune - Saint-Zacharie, Auriol, Aubagne et Marseille.
HORIZONS - LES SENTIERS DE L'EAU / Tadashi Kawamata
Une œuvre sur le territoire de la Camargue pour révéler la diversité des paysages du delta du Rhône. Musée de la Camargue, Mas du Pont de Rousty, 13200 Arles.
LIMITES FLOUES / Le Cabanon Vertical
Imaginer autrement les espaces extérieurs d'un équipement urbain pour décloisonner et démultiplier les usages. Centre social des Canourgues, 13300 Salon-de-Provence.
TO MAKE A PLACE / Krijn de Koning
Création d'un lieu de vie et de partage dans un collège dépourvu de cour de récréation. Collège Notre-Dame de la Major, 13002 Marseille.
BANC DE SABLE / Olivier Bedu
Transformation d'une place en point de repère urbain, lieu de vie convivial et multiple. Place François Moisson, 13002 Marseille.

Les Nouveaux commanditaires 2013

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 PROJETS EN COURS

Le Vaisseau
Mathieu Briand

L'Opéra noir
Berdaguer&Péjus

L'Ecume des jours
Didier Fiuza Faustino

Les Sentiers de l'eau
Tadashi Kawamata

Limites Floues

Le Cabanon Vertical


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  • Paraponaris Hervé


    Artiste I Paraponaris Hervé

    AUTREMENT

    D’abord, un skateboard est un objet d’apparence simple, petit, portable, facilement décorable, bricolable et modifiable qui se décline sous divers types depuis maintenant 40 ans. Un objet non motorisé muni de roues, propulsé par l’action corporelle et non fixé au corps. Le contact avec le corps se fait avec le dessous des pieds, parfois avec les mains.

    Le skateboard représente un ensemble d’usages très
    diversifiés qui vont des jeux d’enfants en bas d’immeubles aux pratiques de déambulation, de compétitions sportives internationales en passant par tous les usages sportifs et de jeux d’adolescents et de jeunes adultes dans les rues et sur les mobiliers urbains. L’objet est essentiellement associé à l’image de la glisse. (…)

    Par la polysémie qu’il revêt dans la vie quotidienne urbaine,
    tant pour ses pratiquants que pour leurs environnements sociaux, le skateboard pose la problématique des interactions entre enfants, adolescents, jeunes, adultes et personnes âgées dans les espaces publics et les diverses logiques de mobilité en milieu urbain. Certaines de ces pratiques représentent une remise en cause des normes d’usages des espaces de circulation, de trafic, de stationnement. Ces pratiques sont très visibles et audibles, elles sont au coeur des rencontres citadines dans ce qu’elles ont de très concret. à ces transgressions, les gestionnaires de la vie locale répondent par des interdictions et/ou quelquefois par des créations d’équipements en bois plus ou moins éphémères parce que rarement entretenus ; skatepark, rampe, bancs.

    ...(extrait)

    Claire Calogirou et Marc Touché,
    introduction à Paraponaris, Hervé, Roule ma ville, Marseille,
    éd. BCD/Fordacity/Formula Prod, 2002

     

    couv.book.paraponaris.herve


    Xtrem box, formulaprod, 2002

     

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  • Pataut Marc

     

    Artiste I Pataut Marc

    LES ENFANTS ONT DES OREILLES
    Dans un premier temps, autour d’une activité escalade, je suis entré en contact avec les enfants, puis avec les parents. Nous avons alors acheté une caméra qui a circulé dans les mains des enfants, puis dans celles des parents. J’ai accumulé comme cela des images qui parlent de l’enfance, du rapport de paroles entre les parents et les enfants, autour de ce secret imposé par le regard des autres, mais aussi par l’attitude et les liens que chacun entretient avec sa propre histoire.

    Certains enfants ont le Sida, d’autres non, certains adultes sont porteurs de la maladie, d’autres non. Certains enfants ont perdu un parent, voire les deux. Au départ je ne savais rien. Petit à petit, des choses se sont dites, des paroles se sont assumées ; d’autres non.

    Marc Pataut, 2003

    Mais quand on élève un enfant, on ne sait jamais ce que l’on fait de totalement bien, ce qu’on oublie, ce qu’on fait de travers, ce qu’ils sont obligés de ravaler, et qu’ils ne réussissent pas à nous raconter. Le seul souci effectivement, c’est que je sais qu’il ne peut pas en parler ailleurs. à Sol En Si, peut-être. Il est encore un peu jeune. Il surinvestit la confiance qu’il a en sa mère. Je ne sais pas, il faudrait le lui demander, mais je suis un peu la seule personne de sa famille, même s’il a beaucoup d’oncles et de tantes, de cousins, de cousines. Ils n’habitent pas là, ils ne sont pas dans la même situation, et je n’ai pas l’impression qu’ils aient une réelle conscience, profonde, de ça C’est pour ça que je disais que Sol En Si était plus que ma famille. Plus grand, il pourra aller les voir.

    C’est vrai que je lui ai toujours conseillé, et je ne pense pas que c’était une idiotie, de ne pas en parler à l’école, ni de dire de quoi était mort son père. Ce qui n’est pas évident. Il n’a pas vécu dans le mensonge, je ne lui ai pas caché la vérité, mais que lui soit obligé de mentir ou de ne pas dire à cause de ça, c’est gênant.

    Aude, 2002


    couv.pataut.marc


    Les enfants ont des oreilles, images extraites du film, 2004



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  • Pistoletto Michelangelo

     
    Artiste I Michelangelo Pistoletto

     

    « Le premier feu autour duquel se sont réunis les êtres humains était le centre de la société. La première pierre qui a rassemblé les hommes autour d’elle était à la fois sculpture et autel. La première personne qui a posé cette pierre au centre du groupe et qui a gravé les parois de la caverne était artiste et prophète. Cet espace de recueillement se veut aujourd’hui un lieu prophétique de l’art. »

    Michelangelo Pistoletto, 2000

     

    A l’origine de cet espace ? Le désir. Désir de Monsieur Maraninchi, directeur de l’Institut, de faire que la chapelle (catholique) devienne l’espace où tous pourraient se retrouver sans que se distinguent les appartenances confessionnelles (ou la non-appartenance). Désir de créer un espace où chacun pourrait trouver silence et sérénité, ressourcement et paix intérieure. L’aumônier catholique que je suis ne pouvait être qu’en accord avec ce désir d’ouverture et de partage.

    Pour passer de la conviction au projet, la réflexion a été
    ouverte à des amis porteurs de sensibilité différente. Petit à petit, la réflexion a porté son fruit, et le fruit est aujourd’hui devenu une fleur, grâce à Michelangelo Pistoletto. L’accueil qu’il a réservé à l’esprit du projet et à ses exigences a été un atout décisif dans la réalisation du lieu. Ce que quelquesuns ont réussi à mettre ensemble en forme est, pour tous, invitation à une fraternité renouvelée : celle que je découvre comme réalité intérieure au cours de nombre de mes rencontres auprès de patients de traditions différentes. Ici, l’homme est au centre des combats de chacun. Au coeur de sa souffrance, dans son rapport à l’essentiel, dans sa quête, l’individu rejoint encore et toujours le cri de l’humanité entière en recherche de sens. Ici, même si tout est fait pour préserver de l’isolement, le chemin est escarpé, difficile. Il est important que chacun puisse trouver les signes qui le mettent en communion avec sa tradition, avec ce que chacune d’elle comporte de richesse, de sens apporté sur le chemin de vérité et de vie ; tout aussi important, à mes yeux, que s’effectue en même temps une relation entre tous, entre tous ceux qui, partageant les mêmes expériences d’humanité, partagent les mêmes
    interrogations.

    Les religions, ici, peuvent se dire comme accueil d’un mystère de l’existence, ce mystère dont la réponse est propre à chacun(e), et en même temps commune à tous. Si l’histoire de l’homme en quête de son humanité prend place dans un temps linéaire (où chaque tradition prend une place selon un ordre chronologique), c’est bien en son centre, d’où vient symboliquement la Lumière, qu’elle prendra son sens plénier, et que le temps prendra sa dimension d’éternité.

    Mon espoir est qu’en ce lieu que nous avons conçu ensemble, chacun(e) puisse trouver au coeur de l’espace qui est le sien la porte qui le fera déboucher sur un nouvel horizon. Mon espoir est qu’en ce lieu, les religions, dans leur diversité, poursuivent leur oeuvre au service de l’amour et de la fraternité. à Marseille, ce désir a pris forme au sein d’un mouvement, Marseille Espérance, qui les réunit pour une démarche commune. Consulté pour ce projet, il assurera le parrainage du lieu. Je désire vivement que les dignitaires religieux présents au sein de ce groupe prennent une part active à l’animation spirituelle du lieu, en lien avec les responsables des églises locales.

    Nicole Bellemin-Noël,

    aumônier de l’Institut Paoli-Calmettes, 2000


    pict.m.pistoletto

    Lieu de recueillement et de prière pluriconfessionnel
    de l’lnstitut Paoli-Calmettes, espace de 80 m2,
    au centre un Mètre cube d’infini, réalisé en miroir
    et pierre de Volvic, 2000


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