LE VAISSEAU / Mathieu Briand
Une œuvre-environnement pour accompagner les tout-petits dans leur découverte du monde. Crèche de la Friche Belle de Mai, 13003 Marseille.
LE CHEMIN DES FEES / Lucy+Jorge Orta
Un parcours de sculptures pour réenchanter l'Huveaune. Cinq sites le long de l'Huveaune - Saint-Zacharie, Auriol, Aubagne et Marseille.
HORIZONS - LES SENTIERS DE L'EAU / Tadashi Kawamata
Une œuvre sur le territoire de la Camargue pour révéler la diversité des paysages du delta du Rhône. Musée de la Camargue, Mas du Pont de Rousty, 13200 Arles.
LIMITES FLOUES / Le Cabanon Vertical
Imaginer autrement les espaces extérieurs d'un équipement urbain pour décloisonner et démultiplier les usages. Centre social des Canourgues, 13300 Salon-de-Provence.
TO MAKE A PLACE / Krijn de Koning
Création d'un lieu de vie et de partage dans un collège dépourvu de cour de récréation. Collège Notre-Dame de la Major, 13002 Marseille.
BANC DE SABLE / Olivier Bedu
Transformation d'une place en point de repère urbain, lieu de vie convivial et multiple. Place François Moisson, 13002 Marseille.

Les Nouveaux commanditaires 2013

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 PROJETS EN COURS

Le Vaisseau
Mathieu Briand

L'Opéra noir
Berdaguer&Péjus

L'Ecume des jours
Didier Fiuza Faustino

Les Sentiers de l'eau
Tadashi Kawamata

Limites Floues

Le Cabanon Vertical


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  • Faigenbaum Patrick

     
    Artiste I Faigenbaum Patrick

    Patrick Faigenbaum dit avoir toujours « rêvé de photographier les gens dans leurs activités quotidiennes : le boucher, le pêcheur, le jardinier, l’épicier, le marbrier, le fabricant de pâtes fraîches… ». Avec la commande photographique pour l’Amicale des Raphaëlois, il fait de son rêve une réalité. à Saint-Raphaël, il retrace au travers des portraits de famille l’essence de la vie passée et présente de la cité. Dans un paysage bouleversé par les conséquences sociales et urbaines du développement touristique, des membres de l’Amicale des Raphaëlois (créée en 1972) se sont demandés s’il existait encore une identité raphaëloise originale et quelle forme celle-ci pouvait prendre aujourd’hui. Dans la famille des métiers du port, je demande le père, la mère, le fils, la grand-mère… Au coeur de ses préoccupations, le photographe aborde la question de l’identité sous l’angle de la famille.

    La notion de famille induit une forme de cohésion, un rapprochement de personnes ayant des traits communs. Les métiers du port, de l’architecture, du commerce… constituent déjà des familles en elles-mêmes, comportant des spécificités et des caractéristiques propres. Dans une démarche prospective, Patrick Faigenbaum repère, identifie, répertorie, et classe sans perdre de vue qu’ensemble, ces familles constituent le noyau dur de la ville et forment une grande famille. Parce que la famille, c’est également une succession d’individus qui descendent les uns des autres, héritant de traits communs, il est question à travers cette commande de traiter de l’approche générationnelle au sein de ces corporations.

     

    ... extrait, BCD (Claire Szulc), 2006

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    Première visite, familles raphaéloises, photographies
    couleur, 82 x 82 cm (à gauche et au centre) et 100 x 100 cm
    (à droite), Patrick Faigenbaum, 1998

     


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  • Fakhir Ymane


    Artiste I galerieofmarseille
     

     

    Née en 1969 à Casablanca, vit et travaille à Marseille
    Born in 1969 in Casablanca, lives and works in Marseilles

     

    Ymane Fakhir utilise la photographie pour mener un travail d'analyse et de réflexion autour des rituels sociaux. Dans un premier temps, elle repère ces rituels, puis elle conçoit et planifie les prises de vues photographiques. Enfin, elle se rend sur les lieux pour les mettre en oeuvre, et probablement à l'épreuve de ce qu'elle avait imaginé. Dans les faits, c'est ainsi qu'elle avance depuis plusieurs années. C'est ainsi que naissent des séries d'images fixes, et à présent des oeuvres vidéos.


    Deux ensembles d'images en couleur ‐ Le Trousseau et Le Bouquet, montrées par la galerieofmarseille en 2009 – sont centrées sur le thème du mariage. Elles sont un bon exemple de cette capacité à passer systématiquement en revue les éléments constitutifs d'une cérémonie. Dans cette continuité, les photographies exposées aujourd'hui ‐ les Socles (supports de pièces montées) et les Chaises ‐ sont des éléments de décor mis à nus, ramenés à une forme initiale habituellement cachée sous une accumulation de fioritures qui leur donnera une valeur d'usage. Jamais montrés directement, les corps sont éminemment présents dans ces images, par les vides qu'ils dessinent, qu'ils ont ou qu'ils vont bientôt occuper. Le vocabulaire de cet événement que peut représenter le mariage – est montré avec une grâce et une finesse qui n'enlèvent rien au regard nécessairement distancié et analytique voulu par l'artiste. Comme dans un atlas, les images s'accumulent et, sans didactisme, un ordre intérieur poursuit sa propre logique. Mais au‐delà d'un récit neutralisant en apparence – les fonds blancs et les cadrages resserrés isolant les sujets de leur contexte – les images poursuivent leur chemin en nous, n'hésitant pas à emprunter une voie plus subjective. Ce deuxième souffle contenu dans les oeuvres d'Ymane Fakhir tient à la construction d'une d'une temporalité suspendue, d'un moment répétitif et unique à la fois, dont on ne sait s'il est en train de se dérouler sous nos yeux, s'il s'agit d'une étape passée ou future. Cette sensation est de plus en plus présente dans l'évolution de ses photographies, mais c'est dans les vidéos, dont elle dit qu'il s'agit "d'une photo qui dure", qu'elle s'accentue.

    Ces vidéos - dont trois sont présentées sur une série de cinq encore en cours d'élaboration ‐ ont été réalisées ces deux derniers mois. Il s'agit d'un travail très récent et ancien à la fois. Avant même la série du Trousseau 2005‐2009, l'artiste avait eu l'intuition qu'elle devait explorer un certain nombre de moments forts de son enfance. Ces tentatives non finalisées à l'époque ont fini par trouver leur aboutissement en se dépouillant de toute parole, pour s'en tenir à des gestes simples, gorgés de sens.
    Pain de sucre, Cheveux d'ange et Graine s'appuient sur cette même intuition. Un récit épuré est rendu nécessaire quand il s'agit de maintenir éveillées des images fondatrices d'un espace méditerranéen où les pratiques ancestrales cohabitent naturellement avec les technologies les plus contemporaines. Ymane Fakhir décide alors de filmer en plan séquence, comme elle les aurait photographiées, les mains d'une femme dans ses activités de base. Elle passe en revue ces gestes répétitifs qui consistent à transformer une matière première en nourriture. Plusieurs écritures s'y croisent – chorégraphique, culturelle et symbolique -, telles trois dimensions incontournables pour saisir la densité de l'espace dans lequel se déroule l'action.
    De ces mains de femme émergent des formes et des sons constitutifs de répertoires familiers, et il y a une sorte de magie à les voir se réaliser. L'agilité des mains, leur rapidité, leur exigence et leur détermination dans l'exécution, nous font assister en temps réel à un acte de création ancré dans le quotidien le plus trivial et pourtant emprunt de magie : quand la farine devient pâte, quand le roc blanc devient sucre en poudre, quand la rencontre de deux mains fait naître de minuscules cheveux d'ange.

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    Extrait du film "Taking Care"
    Atelier de l'euroméditerrannée Marseille-Provence 2013



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  • Faustino Fiuza Didier


    Artiste I Faustino Fiuza Didier



  • Fernagu Harald

     
    Artiste I Fernagu Harald

     

    LE VOLUME DE L'IMAGE

    Depuis une quinzaine d’années, je suis membre actif de la communauté Emmaüs de Dijon. Je me suis toujours amusé de constater l’écart qu’il y a entre la personnalité des compagnons que je connais, et la perception qu’en ont les clients qui viennent à la communauté. Oublié l’individu : l’humour de l’un, la fantaisie de l’autre, le caractériel, le patient ou le rêveur, tous sont “précaires“. De cette réalité ainsi simplifiée, tous se rassurent sur leur non-appartenance à ce groupe humain : cette exclusion n’est pas la leur.

    Quand un visage est marqué par les rides de la souffrance, le portrait se fige sur ces blessures et le visage se fait masque. Dans mon travail de portrait photographique, j’ai invité certains amis, compagnons d’Emmaüs, à jouer avec ce masque dans des mises en scène ludiques. En intégrant ces visages et ces corps dans ces fictions burlesques, je contredis l’image de la souffrance. Cette incarnation ne se construit pas dans les codes visuels, mais dans la générosité, le plaisir, la complicité avec laquelle l’individu se prête au jeu.
    Là où l’image dématérialise la réalité, le bricolage réintègre au contraire l’objet brisé ou jeté dans un cycle.

    ...extrait Harald Fernagu, 2004


    Artist galerieofmarseille
    website

    C’est de plus en plus naturellement que l’image est devenue aujourd’hui le support essentiel de toutes communications. Les médias s’appuient sur elle pour définir la réalité, à tel point que là où il n’y a pas d’images, il n’y a pas d’informations. L’aspect condensé et immédiat de l’image est absorbé comme une synthèse, sans perte, de ce qu’il faut savoir. Elle transmet notre histoire collective, organise pour nous une sorte de « new way of live ». Le rêve ne se situe plus sur un continent lointain mais dans la géographie de l’image.

    L’image est au cœur de nos cultures. Maîtriser les codes de l’image, c’est mieux comprendre nos sociétés. Inventer de nouvelles mécaniques de l’image c’est écrire les modes d’expressions sociales et culturelles de demain. Cette recherche, cette analyse doit permettre d’appréhender le fond de la forme, cette forme riche et bruyante de l’imagerie contemporaine. L’image est une illusion du tout, un savoir morcelé, une réalité schizophrène qui se voudrait à la fois empreinte du temps et fille aînée de la technologie.

    Cette brutale coupure au temps qu’a influé la technologie à l’image, les nouvelles pratiques de modélisation informatique, modifie notre perception de la réalité : l’image n’est plus le témoignage de la réalité, mais une réalité à part entière. L’image n’a plus vocation à illustrer symboliquement notre culture comme « l’angélus de nos campagnes », elle fabrique une culture à part entière. Là où la culture se définissait par une activité sociale mise en commun, l’image invente une réalité dématérialisée, où le rêve, le fantasme supplante le vécu. Notre société se dématérialise. Il n’y a plus d’objets culte, mais un culte de l’image de l’objet. Mon travail de fabrication d’images et d’objets est au cœur de cette réflexion.

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    book.harald.fernagu


    Le Tricheur, vues de l’exposition, 2004
    Page de droite : Le Tricheur, jeu de 32 cartes,
    objet multiple vendu au prix coûtant de 1,24 €,
    9,7 x 5,9 cm, 2004


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